Neuroatypique. Hypersensible. Quelqu'un qui a longtemps cru ne pas être à la hauteur — et qui a fini par comprendre que c'était tout le contraire.
Aujourd'hui j'accompagne des femmes qui me ressemblent. Pas pour leur donner mes réponses. Pour les aider à trouver les leurs.
"Trop sensible. Trop intense. Trop tout. Ou pas assez — pas assez comme les autres, pas assez dans les cases. Une impression d'être en décalage permanent, sans jamais vraiment comprendre pourquoi."
Si vous vous reconnaissez là-dedans — bienvenue. Ce n'est pas une coïncidence. Je travaille avec des femmes qui me ressemblent parce que je sais de l'intérieur ce que c'est. Pas en théorie. Vraiment.
J'ai été diagnostiquée dyslexique et dysorthographique à 6 ans. Sauf que personne ne m'a expliqué ce que ça voulait dire. Ce que je voyais, moi, c'est que je n'y arrivais pas — que les autres finissaient leurs fiches de lecture pendant que moi je restais après la récréation. Que j'avais beau travailler, quelque chose ne fonctionnait pas comme il fallait.
Pendant des années, j'ai traduit ça d'une seule façon : je n'étais pas à la hauteur. Ce n'était pas vrai. Mais je ne le savais pas encore.
Ce qui m'a sauvée ? Ma famille. Mes sœurs, mes grands-parents maternels — une présence solide, de l'amour réel. Je n'ai pas manqué de ça. Mais le sentiment de décalage, lui, il était là quand même. Tenace.
Avant la SNCF, il y a eu la gendarmerie. Je voulais être maître-chien — vraiment. J'ai fait gendarme adjoint. Et j'ai arrêté avant d'aller au bout. Pas parce que je n'en étais pas capable. Parce que je n'y croyais pas. La dyslexie, les années à ramer en classe, le sentiment permanent de ne pas être à la hauteur — tout ça avait fait son travail. J'ai abandonné un rêve parce que j'étais convaincue que ce n'était pas pour moi.
À la SNCF, j'ai développé quelque chose que je ne savais pas encore nommer : la sur-adaptation. Je devenais ce qu'on attendait de moi. Efficace, disponible, entière. Les 13 premières années étaient faites pour moi — le rythme en 3x8, le mouvement, l'intensité. Mon cerveau TDAH adorait ça.
Puis les conditions ont changé. Moins de stimulation, moins de sens, moins de mouvement. Et moi qui continuais à m'adapter — parce que c'est tout ce que je savais faire. Jusqu'au burnout qui a tout arrêté.
Ce burnout n'était pas un accident. C'était la conclusion logique de quelqu'un qui ne se connaissait pas assez pour savoir ce dont elle avait besoin. Diagnostiquée neuroatypique — TDAH, HPI — j'ai enfin compris ce qui se passait en moi depuis l'enfance. Le décalage avait un nom. Et ce n'était pas "pas à la hauteur".
Pas pour leur donner mes réponses. Pas pour les sauver. Pour les accompagner à se connaître assez pour naviguer leur propre système — avec leurs forces, leurs particularités, leurs propres outils.
Je connais de l'intérieur ce que c'est de ressentir trop fort, de s'épuiser à s'adapter, de ne pas comprendre pourquoi on n'arrive pas à "faire comme les autres". C'est précisément pour ça que je peux accompagner ces femmes-là — pas malgré mon parcours, grâce à lui.
Je distingue ce qui est prouvé scientifiquement, ce qui est observé cliniquement, et ce qui appartient au cadre énergétique. Toujours.
L'ambiance est familiale et chaleureuse. Le travail est exigeant. Les deux coexistent — et c'est exactement pour ça que ça avance.
Mon objectif n'est pas que vous ayez besoin de moi indéfiniment. C'est que vous n'en ayez plus besoin — parce que vous savez naviguer votre propre mécanique.
Prendre soin de la planète, c'est une valeur réelle pour moi — pas un argument de marque. La randonnée, le mouvement en plein air, le contact avec le vivant : des non-négociables.
Je suis rigolote. Vraiment. La joie et l'humour font partie de mon quotidien et de mes sessions. Le travail en profondeur n'exclut pas de rire — parfois c'est même là que ça déverrouille.
Je suis sportive, j'aime la randonnée, le corps en mouvement. Pour moi, bouger n'est pas optionnel — c'est une nécessité. Je le retrouve dans ma façon d'accompagner : le corps est toujours dans la pièce.
En couple depuis 18 ans avec Cyril. Installée à Lecques dans le Gard. Une vie ancrée, dans un endroit que j'aime, avec des gens qui comptent.
Harry Potter, Twilight, Le Livre Perdu des Sortilèges — j'aime les univers qui débordent, qui imaginent autrement. Ma bibliothèque dit beaucoup de moi.
J'aime découvrir, me déplacer, voir comment les autres vivent. La curiosité pour le monde — c'est aussi ce qui nourrit le travail.
Que ce soit pour un soin, une formation, ou juste pour voir si c'est le bon moment — prenez contact.